L’élection présidentielle russe

L’AFP présente  Alexeï Navalny comme  le principal opposant à Vladimir Poutine pour les prochaines élections présidentielles russes.

Source : AFP (24 décembre 2017)

 Pourtant, le parti de Navalny (parti du progrès) n’était pas même présent pour les législatives de 2016.

Source : Wikipedia

 

Les législatives de 2016

Les partis libéraux ont connu un véritable échecs lors des législatives 2016 que les querelles internes n’expliquent qu’en partie. Leur discrédit tient beaucoup à leur refus de reconnaître leurs erreurs des années 1990, qui ont polarisé la société entre une petite classe de vainqueurs — dont ils étaient — et une classe de perdants — dont ils ne se sont guère préoccupés. Par ailleurs, contrairement à une large majorité de la population, la plupart des chefs de file de l’opposition démocrate-libérale ont désapprouvé l’annexion de la Crimée. M. Kassianov se déclara même, lors d’une conférence du think tank Atlantic Council, favorable aux sanctions occidentales.

Source : Le Monde Diplomatique (Septembre 2016)

 Les résultats des législatives 2016 ont été

Russie Unie : 54,20 % (Législatives 2016)

Positionnement : Centre droit à Droite

Source : Wikipedia

Russie Unie soutient Vladimir Poutine

Source : Radio-Canada (23 décembre)

 

 

 

 

 

 

 

Parti communiste de la fédération de Russie : 13,34 % (Législatives 2016)

Positionnement : Extrême gauche

le parti se revendique de l’héritage du Parti communiste de l’Union soviétique et des Bolcheviks. Le parti a insisté sur son caractère uniquement russe, et il a toujours invoqué le patriotisme et le nationalisme russe en plus du marxisme-léninisme.

Le parti communiste est le premier parti d’opposition en Russie.

Source : Wikipedia

Le candidat à la présidentielle est Pavel Grudinin

Source : Radio-Canada (23 décembre 2017)

 

 Parti libéral-démocrate de Russie : 13,14 % (Législatives 2016)

Positionnement : Extrême droite

Le LDPR se décrit comme un parti démocratique centriste et réformateur, mais il est souvent considéré, en particulier dans les médias étrangers, comme un parti ultranationaliste.

les 56 élus de  la Douma votent régulièrement les lois proposées par le pouvoir.

Source : Wikipédia

Le LDPR soutient Vladimir Zhirinovsky

Source : RT (22 décembre 2017)

 

 Russie Juste : 6,22 % (Législatives 2016)

Positionnement : Centre gauche

Source : Wikipedia

Russie Juste a annoncé son soutien à Vladimir Poutine pour les prochaines élections présidentielles

Source : Euronews (26 décembre 2017)

 

 

 

 

 

Iabloko : 1,99 % (Législatives 2016)

Positionnement : Centre à centre gauche

Iabloko est un parti politique social-libéral et europhile.

Source : Wikipedia

Le candidat à la présidentielle est Grigori Iavlinski

 

Civic Platform : 0.22%(Législatives 2016)

Positionnement :  Centre Droit

Civic Platform a annoncé son soutien à Vladimir Poutine pour les prochaines élections présidentielles

Source : Euronews (26 décembre 2017)

 

 

 

 

Principaux Candidats à la présidentielle et sondages

Source : Wikipédia

 

Vladimir Poutine (candidat indépendant) : entre 50% et 75% selon les sondages.

Agé de 65 ans, il a décidé de se présenter en tant qu’indépendant afin de proposer un plus grand rassemblement.

 

 

 

 

 

 

Vladimir Zhirinovsky (LDPR extrême droite) : entre 2% et 8% selon les sondages

Agé de 71 ans, c’est le doyen des candidats.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pavel Grudinin (Communiste) : entre 2% et 5% selon les sondages

Cet ingénieur en mécanique de 57 ans va tenter de redorer le blason du Parti communiste qui a perdu en importance ces dernières années.

 

 

Ksenia Sobchak (Civil Initiative) : entre 0.2% et 2% selon les sondages.

36 ans, animatrice de télévision.

 

 

 

 

 

 

 

Grigori Iavlinski (Iabloko) : 1% selon les sondages

Candidat du parti europhile et libéral Iabloko, complètement oublié par le JDD alors qu’ils parlent de la candidature anecdoctique de Elena Berkova et Insistent sur la candidature de Ksenia Sobchak. Est ce pour éviter de mentionner qu’Alexei Navalny a été exclu du parti de Iabloko en 2007 ?  
Source : JDD (27 décembre 2017) 

 

 

 

 

 

 

Alexeï Navalny (Parti du progrès) : entre 1 et 2.4 % selon les sondages 

Qui est Alexeï Navalny ?

En 2007, il est exclu du mini-parti libéral et pro-occidental Iabloko pour ses participations aux marches russes, rassemblement annuel de l’extrême-droite.

En 2010, il est parrainé par Michael McFaul, futur ambassadeur des États-unis à Moscou pour intégrer le “Yale World Fellow”, un programme créé en 2002 pour lequel sont sélectionnés chaque année à l’échelle mondiale à peine 16 personnes avec des caractéristiques propres à en faire des « leaders globaux ». Ils font partie d’un réseau de « leaders engagés globalement pour faire du monde un endroit meilleur »,  en contact les uns avec les autres et tous reliés au centre états-unien de Yale.

Navalny est en même temps co-fondateur du mouvement « Alternative démocratique », un des bénéficiaires de la National Endowment for Democracy (Ned), puissante « fondation privée à but non lucratif » états-unienne qui finance des milliers d’organisations non-gouvernementales dans plus de 90 pays pour « faire avancer la démocratie »

Après son retour des Etats-Unis,  Alexeï Navalny lance un blog qui traite de la lutte contre la corruption. Certaines accusations du Blog de Navalny se sont avérées par la suite inexactes ou pures spéculations. Les faits présentés par Navalny dans ses enquêtes ne résistent souvent pas aux vérifications d’usage. En mai 2017, il a dû revenir sur sa vidéo concernant la structure de propriété des réseaux de télévision russes.

Son film youtube Don’t call him Dimon (mars 2017) qui comptabilise plus de 25 millions de vus dénonce la corruption de Medvedev, accusé d’avoir détourné plus d’un milliard d’euros.

En 2013, il part à la conquête de la mairie de Moscou où Il obtient  27%. Son discours de campagne est alors nationaliste, et se nourrit de la peur des migrants.

Il a été condamné pour corruption en 2016  à cinq ans de prison avec sursis. Cette peine l’empêche de se présenter à l’élection présidentielle de 2018.

 

Source : L’Humanité (27 mars 2017)

Source : Stratpol (Février 2015)

Source : Le Temps (19 septembre 2017)

Source : Cour Européenne des droits de l’homme (23 février 2016)

Source : Il Manifesto (27 mars 2017)

Source : Yale

Source : WSWS (27 décembre 2017)

Source : Wikipédia

Source : RT (7 février 2012)