Compte rendu de l’invitation de François Asselineau a Science Po. Saint Germain en Laye

Conférence François Asselineau

***Vidéo conférence François Asselineau***Le 20 février 2018 Les Rencontres de Sciences Po St Germain recevaient François Asselineau, président de l'UPR et ancien candidat à la présidentielle, pour une conférence-débat autour du thème "Le Frexit, et après ?"

Gepostet von Studio St Ger' am Dienstag, 3. April 2018

 

Après avoir reçu Alain Lamassoure afin d’obtenir une vision pro-européenne, nous poursuivons notre cycle de conférences consacrées à l’Europe et à l’Union européenne. Mardi 20 Février, nous recevrons ainsi François Asselineau autour du thème « Le Frexit, et après ? ».

La conférence est gratuite et ouverte à tous. Tous les membres du public, étudiants compris, sont invités à s’inscrire sur le lien indiqué sur la page Facebook Les Rencontres de Sciences Po St Germain

Nous avons hâte de vous retrouver nombreux autour de cette dernière conférence du mois !

 

Annonce originale sur la page facebook de l’association

 

Mardi, 20 février 2018, à 19h se tenait une rencontre entre François Asselineau et les étudiants de Science politique, Saint Germain en Laye, sur le thème « Le Frexit, et après ».

L’évènement avait été médiatisé une semaine auparavant sur la page Facebook de l’association organisatrice et relayé par les pages UPR. Dès vendredi 16, plus d’une centaines d’inscriptions étaient enregistrées, et les inscriptions furent clause Dimanche, l’amphithéâtre ayant une capacité d’environ 200 personnes.

Cela est notable car au final il y avait une centaine d’élèves présent et environ 20 à 30 sympathisants et adhérents de l’UPR, contre une trentaine de personnes lors de la rencontre de Mr Lamassour.

Cette rencontre s’est déroulée en commençant par une présentation de l’UPR et de François Asselineau, et des modalités de cette rencontre qui se ferait sur la base de questions réponses sur plusieurs thèmes autour de l’UPR et de l’Europe (certaines étant sociétales, comme la PMA et le mariage pour tous). Le présentateur ayant légèrement insisté sur le passé de Mr Asselineau au cabinet de Mr Pasqua et insinuant que l’UPR avait un caractère Gaulliste, le président de l’UPR a du recadrer en insistant sur le choix de l’UPR d’être un mouvement de large rassemblement qui ne prend justement pas de positions clivantes, et quand bien même De Gaulle est souvent cité, c’est plus souvent pour la période 39-46, le CNR (essence de l’UPR), mouvement ayant eu l’adhésion de 95% de la population et pour sa capacité à avoir défendu la souveraineté de la France lorsqu’il était chef d’état.

François Asselineau rappela que l’UPR offre une caisse de champagne a qui peut trouver dans la charte fondatrice ou le programme de l’UPR un élément d’extrême droite et a ensuite développé son argumentaire en présentant la couleur politique du Brexit, insistant sur le grand nombre de personnalités de gauche comme de droite ayant ouvertement soutenu le Brexit, soulignant que les anti Brexit étaient surtout les hommes d’affaires et les membres des hautes sphères financières.

Il a ensuite évoqué le fait que cette manière de présenter le débat équivalait à un mauvais discernement de la situation. C’est comme si De Gaulle avait dit en 40, La défaite de l’Allemagne Nazi, et après… ? Soulignant que la situation est grave, et que les questions sociétales n’ont pas leur place dans ce débat.

Mr Asselineau a ensuite développé sur les raisons qui l’ont poussé à créer l’UPR, reprenant des anecdotes personnelles, invitant les étudiants à comprendre le parcours des représentants politiques, et de l’honnêteté intellectuelle de leur démarche. Il a rappelé le gouffre qu’il existe entre ce que croit le peuple du pouvoir des élus et le pouvoir réel de ces élus, et de l’abandon par les politiques de l’exercice du pouvoir face à l’UE, (en reprenant l’exemple de l’explosion des travailleurs détachés et de la réaction de l’état par une politique de « name and shame » voir le 58ęme entretien d’actualité).

 

Les étudiants ont ensuite repris la parole en ouvrant le thème de l’Europe, rappelant que l’Europe c’est la paix et signalant la montée des extrémismes en Europe. Mr Asselineau a commencé par rappeler que lorsqu’il avait le même âge que ces étudiants, il était à HEC, il était lui aussi plutôt pro-européen et que cela était normal au vue de la forte dynamique pro-UE qui existe dans notre pays.

Il a ensuite rappelé que l’idée d’une Europe unie était une vieille idée, qui trouvait son origine autour de 50 avant JC, sous la forme de l’empire Romain, puis au Moyen Age avec le Saint empire Romain Germanique, et enfin au 19eme siècle avec le fameux discours de Victor Hugo sur les États-Unis d’Europe… Sauf que dans ce dernier cas on omet de parler du contexte de ce discours qui fut le coup d’envoi de la colonisation et de l’impérialisme…

Il a ensuite développé l’argumentaire de la conférence les origines cachées de l’Union européenne, citant la déclaration de Pétain du 30 Octobre 1940 informant que la France allée collaborer avec l’Allemagne dans le cadre d’un nouvel ordre Européen. Rappelant les expositions et la propagande sur ce sujet pour enfin conclure en présentant Walter Hallstein (dans sa version anglaise de wikipedia), son passé et son rôle dans la construction européenne, (ce qui a suscité un certain émoi et une incrédulité dans l’assemblée).

François Asselineau a conclu en instant que si le but était d’assurer la paix, pourquoi ne pas étendre l’UE a la Russie, l’Afrique du Nord (rappel de la demande d’adhésion du Maroc), et au Moyen Orient ? Qu’au contraire l’inverse est vrai, nous allons à la confrontation avec ces pays, et que la configuration de 14 a changé. A l’époque c’était l’alliance France, Grande Bretagne et Russie qui devait nous protéger de la guerre qui finalement nous a entrainé vers le conflit. La configuration a changé, aujourd’hui les empires centraux sont la Russie et la méditerranée, et que c’est ce jeu d’alliance automatique qui risque de nous précipiter vers la guerre.

Les étudiants ont enchaîné en insistant sur le fait que nous vivons dans un monde dangereux, et de ce fait dans quel contexte pouvons-nous maintenir notre indépendance et notre souveraineté ? François Asselineau a repris son argumentaire sur le thème de la France serait-elle trop petite? citant l’exemple de la Grande Bretagne, de Theresa May reçu en Chine en grande pompe, de la Suisse, du Liban, des pays Scandinaves et de leur indice de développement, mais surtout que si la France en tant que 5ème ou 6ème puissance mondiale, 3ème ou 4ème puissance nucléaire, membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU, 2ème Zone maritime exclusive et une zone d’influence élargie à 600-700 millions de francophone et de notre réseau diplomatique, si avec tous ces arguments elles ne peut pas faire le poids, comment font les 160 autres pays qui ne sont pas dans l’UE… ? Il a fait un rappel sur les propos lors du Brexit, et de rappeler du cas de la Suède (voir conférence Faut-il avoir peur de sortir de l’euro).

–             Ne serait-ce pas dangereux au niveau diplomatique d’être hors UE, pas de risques ?

Non ce serait très positif, nous ne sommes plus en 1914, la multiplication des moyens de télécommunication, l’interdépendance et l’éveil d’une conscience universelle font qu’il y a une interaction général entre les peuple. De plus la France resté dans l’ONU, (rôle et importance de l’ONU), au FMI, a la Banque mondiale, à l’OMC et bien au contraire nous pourrons défendre nos intérêts propres à l’OMC plutôt que de laisser un commissaire Européens représenter 27 intérêts et finalement en faire qu’à sa tête.

François Asselineau a repris l’exemple du commissaire européen d’origine Britannique ayant négocié la levée des quotas d’importation textile venant de Chine, contre l’ouverture du marché chinois au Lloyds, ce qui fut un gagnant / gagnant pour la grande Bretagne qui n’avait plus d’industrie textile, mais une catastrophe pour l’industrie textile, françaises, italienne, espagnol et portugaise…

2ème chose, qu’il fallait écouter ce que disent nos voisins dans l’UE, ce que pensent les grecs des allemands et vice versa, comprendre l’histoire nationale des polonais, hongrois, tchèque et bulgares, et que eux ne veulent pas d’une nouvelle URSS venant de Bruxelles.

François Asselineau a fait une petite parenthèse concernant l’OSCE et son rôle de dénonciation lors des élections Biélorusse car le temps de parole entre les différents candidats n’était pas strictement égal, alors qu’en France « l’équité » du temps de parole fait que l’UPR n’a eu que 1 % du temps de parole, que cela n’était pas le cas en 65 – 69, qu’en réalité la construction européenne est un processus dictatorial, qui est en train de se désagréger et qui en France nous sommes dans une situation digne de 38-39 avec la ligne Maginot, en Allemagne et en Scandinavie il y a une plus grande liberté de parole et que ce type de débat, au lieu d’avoir lieu dans un amphithéâtre de 200 personne a lieu à la télé aux heures de grande écoute, et que l’UPR souhaite voir des débats contradictoires.

Il s’en ai suivi de quelques questions des étudiants vers François Asselineau, puis d’un jeu ou il fallait deviner parmi des textes de lois lesquels était d’origine européens et lesquels était d’origine françaises. La soirée s’est clos par 2 questions à répondre en 5min,

A cette première question, FA a rappelé que l’UPR ne prend pas position sur des sujets clivants, comme l’immigration mais qu’il fallait bien comprendre quelles étaient les causes des difficultés actuelles (déstabilisation de la Libye et de la Syrie), et que l’UPR tient toujours une position de bon sens.

 

Concernant cette 2ème question, FA a rappelé le rapport très fort entre le temps d’exposition aux médias + importance des financement et le nombre de votes dans les urnes, ainsi que le traitement fait par les médias a François Asselineau lors de la campagne, étant systématiquement taxé de complotiste, notamment concernant l’affaire des bombardement chimique en Syrie ou François Asselineau ne voulant pas se prononcer car il n’y avait pas suffisamment d’éléments à l’époque pour être sûr des affirmations émanant d’un pays connue pour ses « false flags » opérations (Golfe du Tonkin, armes de destruction massive en Irak, massacre de la Ghouta etc.), bref que la population était mis en condition afin d’écarter l’UPR de la scène politique.

 

Dans l’ensemble ce fut une rencontre très intéressante qui a permis de présenter les arguments de l’UPR aux étudiants présents, et si ce n’est de les faire douter sur leurs convictions européistes, les inviter à voir les conférences des François Asselineau, seul candidat du Frexit, sur les différents sujets évoqués afin d’approfondir leurs connaissances sur la question européenne.

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