Coup de force en Italie, l’UE contre le peuple.

L’Italie par-delà les clivages et les rivages.
Par Alberto Scotti pour le CercleAristote Un article très intéressant à lire pour comprendre les enjeux du nouveau gouvernement italien.
 

Vincent Brousseau, ancien de la BCE, spécialiste des questions monétaires analyse la crise italienne

De fait, si on veut sortir de l’euro, il faut non seulement gagner les élections, mais il faut les gagner en ayant explicitement dit que c’est cela que l’on ferait.

Source : RT (31 mai)

 

« Si les partis populistes gagnent en Italie, il faudra que la Troika marche sur Rome. » — Un parlementaire allemand
Un parlementaire allemand a proposé que l’UE prenne le contrôle financier de l’Italie en cas de nouvelle victoire des partis populistes.

Source : L’Echo (30 mai)

 

Conte devient président du Conseil, Di Maio et Salvini sont ministres

Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) serait au Développement économique, tandis que Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue (extrême droite) aurait l’Intérieur. Savona récupère le portefeuille des Affaires européennes. Le ministère de l’Economie et des Finances revient à Giovanni Tria, un professeur d’économie politique proche des idées de la Ligue en particulier sur la baisse radicale et la simplification des impôts, mais résolument en faveur du maintien de l’Italie dans l’euro.

Source : L’Alsace (30 mai)

Les Italiens se sont fait « syrizer » avec un ministre de l’économie fermement pour le maintien de l’Italie dans la zone euro. En France, le seul parti clair sur la sortie de l’UE et de l’euro, c’est l’UPR !

 

Italie : Giuseppe Conte renonce à former un gouvernement, le pays s’enfonce dans la crise politique

Giuseppe Conte avait été nommé par la Ligue et le Mouvement 5 étoiles pour présider le Conseil italien. Il souhaitait la nomination au poste de ministre de l’Économie de Paolo Savona, fortement hostile aux institutions européennes et à l’euro. Or le président de la République italienne, Sergio Mattarella, a opposé son veto à cette nomination. Tandis que Matteo Salvini, patron de la Ligue, demande de nouvelles élections, Luigi Di Maio, à la tête du Mouvement 5 étoiles, demande la destitution du président pour déni de démocratie et haute trahison.

Source : Ouest-France (27 mai)

 

Que de retournements de situation en l’espace d’une semaine en Italie. Le pays se dirige vers une crise politique profonde qui pourrait déboucher sur la sortie de l’euro. En effet, des sondages montrent qu’en cas de nouvelles élections, la Ligue et le M5S pourraient obtenir des scores encore supérieurs à ceux qu’ils ont eus. Bref, alors que les Allemands demandaient la semaine dernière un article dans les traités permettant de sortir de l’euro, nous assistons à l’agonie de cette monnaie contre-nature et tellement destructrice d’emplois.

 

Italie : les futurs dirigeants demandent à la France de se mêler de ses affaires

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, qui a déclaré que « les engagements qui ont été pris par l’Italie valent quel que soit le gouvernement », s’est fait renvoyer dans ses buts par le patron de la Ligue Matteo Salvini.

Source : France inter (21 mai)

 

Malgré la gaffe diplomatique, Bruno Le Maire a pour une fois raison, et pour cause : chargé d’appliquer en France les réformes bruxelloises, il est bien placé pour savoir que les engagements européens priment la voix du peuple. Or il n’est question ni pour la Ligue du Nord, ni pour le Mouvement 5 étoiles, d’une sortie de l’Italie de l’UE.

 

L’UPR demande à la France d’exiger la démission immédiate du Commissaire européen allemand Günther Oettinger

Le Commissaire européen de nationalité allemande, Günther Oettinger, en charge du Budget de l’Union européenne, vient de soulever un tollé général en Italie en assurant – via un message Twitter – que « les marchés financiers vont apprendre aux Italiens comment voter ».

Source : UPR (29 mai)

 

« Coup de force en Italie ! Un ancien du FMI nommé Premier ministre »

Soit nous tuons cette Union européenne, soit nous liquidons ce système politique abject, négation de la démocratie et du droit légitime des peuples à disposer d’eux-mêmes, soit, dans 10 ans, l’Union européenne aura sa propre Stasi, ses lieux d’interrogatoires secrets de la Loubianka, ou encore ses propres goulags pour réprimer ses dissidents.

Source : Insolentiae (29 mai)

 

Le coup d’État européen en Italie marque un tournant décisif

Le véto du président italien aurait dû être attendu. Le gouvernement Berlusconi a été renversé en 2011 par Bruxelles et la Banque centrale européenne. Les coupables ont depuis lors révélé qu’ils ont manipulé les écarts d’obligations pour exercer une pression maximale. La fuite des capitaux a sa propre logique implacable. Il existe un risque que les flux sortants s’accélèrent et poussent les déséquilibres de paiement internes Target2 de la Banque centrale européenne vers le point de rupture. Toute mesure visant à restreindre les flux de liquidités indiquerait que l’Allemagne est sur le point de mettre fin à l’union monétaire et déclencherait une réaction en chaîne inexorable.

Source : Soverain (29 mai)

 

Coralie Delaume : «La coalition Lega/M5S avait pour elle une légitimité démocratique indéniable»

Après son refus d’avaliser un ministre de l’économie eurosceptique, le président de la République a chargé Carlo Cottarelli, favorable à des politiques d’austérité, de composer un gouvernement en Italie : l’analyse de Coralie Delaume.

Source : Figaro Vox (29 mai)

 

Italie : quand l’Europe piétine le peuple

Déni de démocratie. Le président de la République italienne a nommé un premier ministre technocratique après le renoncement de Giuseppe Conte, qui était désigné par les deux partis arrivés en tête aux législatives. L’équivalent d’un immense doigt d’honneur au vote du peuple italien.

Source : Valeurs Actuelles (29 mai)

 

Le président italien torpille l’alliance entre la Ligue et le Mouvement 5 étoiles

La thèse de Paolo Savona, l’économiste refusé au poste de ministre des finances, est un peu différente : il analyse l’euro comme une monnaie calibrée pour l’Allemagne, et qui lui a permis de s’enrichir au détriment de ses voisins : les Italiens, et nous. Alors, si excité et peu sympathique qu’il soit, il rejoint la lecture de quelques autres, de Jean-Luc Gréau à Jacques Généreux en passant par feu Maurice Allais.

Source : SudRadio (28 mai)

 

Le Coup d’Etat du Président Mattarella, par Jacques Sapir

Ce qui vient donc de se passer en Italie illustre bien l’antagonisme mortel qui existe entre l’ordre libéral et l’ordre démocratique[3]. Le « coup d’Etat » de Mattarella devrait ouvrir les yeux à tous ceux qui, en Italie et en France, mais aussi en Espagne et au Portugal, nourrissent encore quelques illusions quant aux institutions de l’Union européennes.

Source : Les Crises (28 mai)

 

Italie: l’Europe contre les peuples
L’Irlande et la France l’ont appris lors des référendums européens de 2005 et 2008: quand le peuple a tort, il faut lui faire entendre raison. En Italie, le chef du gouvernement désigné, Giuseppe Conte, a renoncé à devenir président du Conseil après que le président de la République, Sergio Mattarella, a refusé la nomination d’un ministre des Finances eurosceptique.

Source : Causeur (28 mai)

3 ans après la Grèce, Berlin écrase les Italiens

On aurait pu croire que l’Union européenne et l’Allemagne s’offusqueraient de la position de la coalition M5S-Lega sur l’immigration. Le week end dernier nous a permis de comprendre que cette question était somme toute périphérique à côté de l’austérité budgétaire et des principes de la zone euro. Il y a 13 ans, les Français disaient non à cette Europe des grandes puissances financières et de l’ordolibéralisme allemand. Les Italiens se font désormais domestiquer par leurs maîtres outre-Rhin et leur commis Mattarella pour avoir été un peu trop critiques à l’égard de l’austérité et du fonctionnement de la zone euro.

Source : LVSL (29 mai)

 

Journal d’un naufrage Italien

La situation politique en Italie est grave, mais n’est pas sérieuse », disait le romancier et cinéaste Ennio Flaiano, mort en 1972. Depuis dimanche 27 mai 2018 et la conférence de presse du Président Sergio Mattarella, la situation italienne est devenue on ne peut plus sérieuse, et le terme d’explosive serait même plus adéquat. Chronique d’un coup de force institutionnel sans précédent.

Source : Cercle Aristote (29 mai)

 

Crise politique en Italie: Macron salue le « courage » et la « responsabilité » de Mattarella

Source : BFM TV (28 mai)

 

Les euro-fanatiques, Emmanuel Macron en tête, se réjouissent du piétinement de la démocratie en Italie 🇮🇹, comme ils s’en réjouissaient en Grèce 🇬🇷 ou en France 🇫🇷 en 2005 !

L’UE 🇪🇺 est par nature anti démocratique !

 

 

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