Jacques Myard a-t-il les mêmes idées que l’UPR ?

Un samedi matin d’avril 2017 aux abords du très agréable marché couvert de Maisons-Laffitte, la délégation de l’UPR tractait comme beaucoup d’autres mouvements. L’élection présidentielle approchait.

Comme dans beaucoup de villes, les maires font leur tour de marché pour discuter avec les commerçants, leurs administrés et viennent serrer la main des militants bénévoles des différents mouvements.

Jacques Myard maire de Maisons-Laffitte dans la 5ème circonscription des Yvelines se présenta sur le marché passant rapidement d’un interlocuteur à l’autre, et s’approcha de votre serviteur, lui tapant sur l’épaule et lui serrant la main. Il dit : « Vous le savez bien, j’ai les mêmes idées que vous [l’UPR] ». J’eus juste le temps de lui lancer : « Pourquoi n’adhérez-vous pas à l’UPR ? ». D’un pas décidé, il était déjà arrivé plus loin au côté d’un commerçant. Peut-être ne m’a-t-il pas entendu ?…

Je n’eus donc pas la réponse à ma question. Elle se pose donc toujours et je vous invite à vous forger votre avis sur son affirmation.

 

La délégation vous soumet deux événements récents, suivis par nos adhérents, qui laissent dubitatif sur son affirmation :

1 Jacques Myard s’est associé à Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Frédéric Poisson dans le mouvement les amoureux de la France. Un débat « quelle espérance pour la France » a eu lieu au Chesnay le27 juin. Un groupe des adhérents de l’UPR était présent. Il y était question de contrer Macron, et de contrer l’UE sans en sortir. Un de nos adhérents a pu discuter avec Jacques Myard, et nous a rapporté cette réplique : « Les esprits ne sont pas mûrs, les Français ne veulent pas en entendre parler et tout cela va exploser, nous subirons comme d’habitude ».

2 Jacques Myard a participé à un entretien sur Radio Courtoisie le 11 septembre 2018. Le lien n’étant libre que 7 jours, il n’est plus accessible sauf sur inscription à la radio. Pour ceux qui sont abonnés, vous pouvez l’écouter. Nous vous livrons toutefois le point important retenu de son intervention confirmant la réplique précédente. S’appuyant sur des sondages qui donnent 60% des français en faveur du maintien dans l’UE, Jacques Myard constatait que les français n’étaient pas prêts. Il se réfugiait alors derrière une autre Europe.

 

Si Jacques Myard avait les mêmes « idées » que l’UPR, alors il partagerait notre analyse des traités de l’Union Européenne et sa conclusion : sortir de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN, qui est l’objectif de l’UPR.

Dans ces conditions :

  • Pourquoi rejoint-il Dupont Aignan, qui n’a jamais souhaité sortir de l’UE, allant ainsi dans sa démarche à l’encontre des analyses de l’UPR ?
  • Pourquoi n’informe-t-il pas les français comme s’y emploie sans relâche François Asselineau, pour les faire « mûrir » et obtenir les 11% supplémentaires qui permettraient d’inverser l’opinion des français sur le sujet et atteindre l’objectif de l’UPR?

 

Si Jacques Myard est proche de certains points de vue de l’UPR, il n’en partage pas clairement l’objectif. Comme Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon et Marine Lepen, il adopte au vu des sondages une attitude électoraliste et  laisse miroiter une « autre Europe » dont on sait qu’elle est impossible à cause de l’article 48 du TUE qui impose l’unanimité des états membres pour modifier les traités.

 

Pour sa fin de carrière, Jacques Myard pourrait rentrer dans l’histoire en étant au côté de François Asselineau pour informer les français. Il ne tient qu’à lui de reconsidérer la situation et de rejoindre l’UPR.

 

 

Sources photos : sur le site internet de la ville de Maisons-Laffitte

Jacques Myard : https://www.maisonslaffitte.fr/index.php/Elus?idpage=57&afficheMenuContextuel=true

Le marché couvert : https://www.maisonslaffitte.fr/index.php/March%C3%A9s-et-foires?idpage=392&afficheMenuContextuel=true




La Peugeot 208 part en Slovaquie, quel avenir pour l’usine de Poissy ?

La prochaine génération de la nouvelle citadine française sera exclusivement construite en Slovaquie, là où elle est déjà construite en partie. Le site de Poissy, lui, n’est pas menacé, mais les syndicats s’inquiètent de la baisse des volumes. Une étude est en cours pour déterminer s’il y a lieu de lui attribuer un nouveau modèle, dont la nature n’a pas été divulguée.

L’usine de Poissy va donc se retrouver avec la DS3, et un nouveau modèle (modèle qui avait été confirmé en 2017) qui doit être dévoilé fin septembre à Paris, et devrait selon toute vraisemblance être un SUV compact pour la marque DS. L’usine accueillera pour l’occasion la première plateforme électrifiée du groupe.

Les segments des petites voitures – A et B – subissent depuis plusieurs années un vaste mouvement de délocalisation. La Twingo de Renault est partie en Slovénie tandis que la prochaine Clio devrait voir la partie française de sa production encore diminuer par rapport à la génération précédente. Chez PSA, les petites Citroën C1 et Peugeot 108 sont assemblées en République tchèque tandis que la dernière génération de Citroën C3 a été délocalisée il y a quelques années en Slovaquie, alors que la génération précédente était produite à Aulnay-sous-Bois, puis à Poissy.

 

Les mouvements de délocalisations au sein de l’UE sont favorisés par les règles de libre circulation totale des marchandises au sein des pays membres inscrits au sein de l’article 63 du TFUE.  La France se retrouve ainsi en concurrence avec des pays à bas coût de main d’oeuvre et subit de ce fait la délocalisation de son industrie.

Une fois sortie de l’UE, la France pourra de nouveau défendre sa production locale en instaurant un protectionnisme intelligent.

 

 

Sources :

La Peugeot 208 part en Slovaquie, quel avenir pour l’usine de Poissy ?

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/la-peugeot-208-part-en-slovaquie-quel-avenir-pour-l-usine-de-poissy-789174.html

Peugeot 208 : la prochaine génération sera entièrement délocalisée en Slovaquie

https://www.capital.fr/economie-politique/la-prochaine-peugeot-208-sera-entierement-delocalisee-1305477